Publié le 21/10/2015

  • Sexualité et musculation

Concilier sexe et bodybuilding

La pratique d'un sport qu'il soit au niveau amateur ou de haut niveau demande un certain investissement personnel. Cela demande du temps, de la concentration et donc de l'énergie.

Ce temps passé dans la pratique a une incidence sur le temps passé en famille, entre amis. En effet la pratique d'un sport comme le body building demande une implication de tous les instants car elle vient interférer dans l'organisation quotidienne. La vie est organisée autour du rythme des repas, des entrainements et des phases de récupération.

La débauche d'énergie pour soutenir des entraînements musculaire intenses est importante et la phase de récupération est tout aussi importante pour être prêt pour la séance suivante.

La concentration nécéssaire pour créer la liaison cerveau-muscle et mobiliser les fibres musculaires au maximum est elle aussi source d'une importante débauche d'énergie.

Mais la vie ne s'arrête pas au body building.

Famille et musculation

La vie familiale est source d'équilibre et de bien être, de même pour les relations amicales. Cependant d'autres besoins se font ressentir comme les besoins sexuels.

Sexe et bodybuilding

Quelle place prennent ils dans la vie d'un culturiste ? Sont ils liés à la production de testosterone stimuléé par les entrainements ?

sexe et musculation

Les besoins sexuels varient d'un individu à un autre. Il est prouvé que l'appétit sexuel est lié au taux naturel de testostérone présent dans le corps. Cependant il ne suffit pas d'avoir un fort taux de cette hormone dans le corps pour avoir de forts besoins en terme de relations sexuelles.

En effet le sexualité est étroitement liée à l'état émotionnel et psychologique de la personne. Une personne dépressive malgré un taux de testosterone élevé mettra ses besoins sexuels en veille car son esprit sera monopolisé par ses soucis.

Il en va de même lorsqu'un culturiste se trouve dans une phase de préparation. Le régime restreint en glucides et dépourvu ou du moins restreint au stricte minimum en graisses aura un impact sur la sexualité et le désir. En effet les hormones et plus particulièrement la testostérone sont synthétisées à partir et en partie grace aux graisses.

Le sport quel qu'il soit, lorsqu'il est pratiqué avec modération aura tendance à être un bon stimulant pour la sexualité car il entretient le coeur, développe la capacité d'irrigation des vaisseaux et donc améliorera la qualité de l'érection.

De plus le fait de pratiquer une activité sportive avec tout les bienfaits que cela procure sur l'image de soi et la sécrétion d'endorphine ( hormone du bien-être) aidera le pratiquant à atteindre plus facilement le lâcher prise nécessaire à l'épanouissement de la sexualité.

fatigue et libido

Pour le culturiste qui prend sa discipline très au sérieux c'est à dire s'entraine entre 4 et 6 entrainements par semaine avec des séances intenses, qui prêtera une grande attention à sa diététique ne sera pas disponible par une sexualité très active. Il se pourrait même que sa libido soit en berne. En effet l'énergie déployée pour soutenir les séances sera source de stress et donc provoquera une libération de cortisol. Le cortisol va inhiber la libido. De plus, le corps va subir l'épuisement du au travail intensif et donc conservera l'énergie restante afin de récupérer. Les relations sexuelles étant grande consommatrices d'énergie, il n'y en aura plus de disponible pour celles ci.

Enfin la musculation est une discipline où le contrôle est omniprésent. Nous contrôlons nos entraînements, notre diète, nos temps de récupération et plus encore nous cherchons à contrôler notre aspect physique. La sexualité relève quand à elle du «  lâcher prise », il y a donc une certaine opposition dans la manière de vivre ces deux aspects de la vie du culturiste mais aussi du sportif assidu en général.

 

En résumé, le taux de testostérone naturelle ne fait pas tout, d'autres facteurs physiologiques, psychologiques vont entrer en ligne de compte concernant les besoins sexuels de l'athlète. Un sportif ayant un fort taux de testostérone aura probablement des besoins sexuels plus important qu'une personne dont le taux est plus bas. Mais le fréquence des séances, leur intensité mais aussi l'implication que l'athlète va avoir dans sa discipline vont avoir une forte incidence sur le désir.

Il est très fréquent qu'un athlète mette sa vie sexuelle de côté lorsqu'il est en phase de préparation car la concentration et l'énergie déployée pour atteindre l'objectif fixé sont telles qu'il n'y en a plus assez pour les « galipettes ».

N'abondonnez pas pour autant le sport à haute fréquence ni à forte intensité mais sachez que celà risque fort de se répercuter sur votre vie intime et sur votre désir. Celà ne concerne pas uniquement le bodybuilding mais le sport en général. La modération est stimulante pour le sexe alors que l'excès aura tendance à inhiber votre libido.

En tant qu'ancien Culturiste de Haut Niveau j'ai connu ces phases où l'investissement dans ma discipline était tel que ma sexualité s'en trouvait inhibé. A l'arrêt de cette période, ma libido est revenue à la normale donc NO STRESS;-)